Faire dire des messes, pourquoi ?

Dominicale N° 248 (06/06/2010) - Saint-Sacrement


« Le Christ n’a pas à recommencer plusieurs fois son sacrifice » nous dit l’épître aux Hébreux (9,25). Ce que Jésus a accompli, sa vie, sa mort et sa résurrection, une fois pour toutes, pour tous et jusqu’à la fin des temps, il n’a pas à le refaire. Mais pour nous, il faut que ce don, fait une fois pour toutes, nous devienne présent et actuel. C’est pourquoi Jésus-Christ nous a demandé de faire mémoire de son sacrifice, du Jeudi Saint ; chaque messe manifeste la présence vivante du Ressuscité. Le Christ a tout donné, mais il nous reste à tout recevoir.

Chaque messe offerte est une manière d’appliquer la rédemption du Christ à notre situation particulière. L’intention de messe qui est la plus courante est de prier pour les défunts, pour qu’ils accèdent à la plénitude de la lumière de Dieu par l’action salvatrice du Christ actualisée dans l’Eucharistie célébrée. Pour les défunts, le prêtre peut citer l’intention au mémento des défunts dans la prière eucharistique.

Mais ce n’est pas la seule intention possible. On peut prier pour des jeunes mariés, des nouveaux prêtres, un malade, pour un parent, un ami, pour soi-même, pour la vie du monde, pour la vie de l’Église... en action de grâces pour des noces d’or ou d’argent, pour un jubilé sacerdotal, pour une guérison, une paix retrouvée... Pour garder une certaine discrétion, on indiquera alors que l’on prie pour « une intention particulière ».

La messe n’a pas de prix. Mais dès les origines de l’Eglise, les fidèles ont voulu participer à l’Eucharistie par des offrandes en nature ou en espèces. Elles étaient destinées à assurer les frais du culte, la subsistance des prêtres, la vie de l’Église. C’est l’origine de la pratique des "honoraires de messe", qui date du VIIIe siècle et qui s’enracine dans l’Ancien Testament où le prêtre recevait une part des sacrifices faits à Dieu. Le prêtre doit toujours pouvoir "vivre de l’autel". La vie matérielle de l’Église et de son clergé repose donc sur cette contribution volontaire des fidèles.

Pour une messe, l’offrande s’élève actuellement à 16 euros (s’adresser aux secrétariats des paroisses). En aucun cas la grâce reçue ne dépendra de la somme !

En cette année sacerdotale, ayons la joie de « faire dire des messes », riche tradition qui témoigne de notre foi en la fécondité du don que le Christ fait pour nous.

Père Hugues de Woillemont




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